Histoire

- Au IXe et Xe siècle, la viguerie (prévôté) de Vert (Montvert, comprenant Cros-de-Montvert, Rouffiac et Arnac) fut gagnée par le Limousin sur l'Auvergne. Montvert du reste est plus accessible de la Corrèze que du Cantal, et l'on ne s'étonne pas d'y trouver une église romane "limousine" ou "mauriaco-limousine". (source disparue d'internet : :http://cantalroman.free.fr/Aurillacois/aur.htm)


Dictionnaire statistique du Cantal – 1855
(source: Laurent Faubladier )

La commune de Cros-de Montvert fait partie du canton de Laroquebrou et de l'arrondissement d'Aurillac.
Elle est bornée au nord par la rivière Etze, qui limite de ce côté le département de la Corrèze (St-Julien-aux-Bois) ; au sud par les communes de Rouffiac et de St Santin Cantalès ; à l'est par celle d'Arnac, et à l'ouest par celle de Rouffiac et le département de la Corrèze qui en est séparé par la rivière de Maronne.
Ses cours d'eau portent le nom de : rivière de Etze, ruisseaux du Cayrou, de Combelles, de Puechlong, de las Pierres, de la Viallegrande, de las Tissandières, de Trémouille, etc. Tous vont se jeter dans la Maronne.

Les terres cultivées y sont légères, sablonneuses et d'un faible produit ; il y a des prés et pâtures de bonne qualité, quoique peu productifs ; 550 hectares de bois couvrent les versants nord des ravins et petits vallons que forment les cours d'eau. La commune comprend beaucoup de bruyères et de rochers ; on en défriche de temps en temps une faible partie.
La population de cette commune se compose de 961 habitants ; il y a 10 villages, 11 hameaux et 180 maisons.
Cros-de-Montvert, chef-lieu, à 1 myr. 3 km de Laroquebrou et à 3 myr. 5 km d'Aurillac, est un bourg de 50 feux situé à l'extrémité ouest de la commune. On y voit quelques maisons bien bâties.

L'église fort ancienne, appartient au style byzantin. Le chœur et le sanctuaire sont voûtés et le travail dénote un bon goût. Elle est sous l'invocation de Sainte Madeleine. Cros-de-Monvert formait un prieuré dépendant de l'archidiacre d'Aurillac. Hugues de Latour fut nommé à la cure de Cros en 1228 ; Pierre Bottin en était recteur en 1297 ; Gaubert d'Albars y fut prieur en 1387; Guillaume Friatel, en 1505 ; autre Guillaume Friatel en 1563 ; Pierre Testoris, prieur et chanoine de St Géraud en 1636 ; Antoine Friatel, en 1634 ; Géraud Lacam, curé en 1636 ; Antoine Friatel, en 1653 ; Jean de Leygonie, prieur en 1720 ; Pierre Géraud de Leygonie, en 1743.
La seigneurie de Cros-de-Montvert faisait partie de la baronnie de Pénières et l'archidiacre d'Aurillac percevait des rentes dans la paroisse, en qualité de prieur.
Le seigneur de Fréjeac qui habitait le bourg de Cros-de-Montvert fut, en 1667, juge des baronnies de Pénières et de Carbonnières.

Malgré une hausse brutale de la population entre les recensements de 1831 et 1836, la population du village n'a cessé de décliner inexorablement depuis la fin du Second Empire jusqu'à aujourd'hui ou elle dépasse à peine les 220 habitants.

Voir Le déclin de la population rapporté par Laurent Faubladier dans son site "La chasse aux ancêtres".

 

 

 

 

 

Dictionnaire de L'Académie Française, 5e Edition (1798)

Myriamètre (myr), mesure d'itinéraire égale à 10,000 mètres: elle remplace une Poste, et vaut à peu près 5,132 toises, c'est-à-dire, environ 2 lieues.
Poste, signifie en France, une mesure de chemin fixée communément à deux lieues.
Lieue commune de France correspond à 2282 toises.
Toise, la longueur de six pieds.
Pied, se dit d'une mesure contenant douze pouces de long.
Pouce, correspond à environ 2,7 cm.